Fiscalité 2018 : la taxation sur l’épargne maintenue à un niveau optimal

 

Pour financer la suppression des cotisations salariales, chômage et maladie, la hausse de 1,7 point de la CSG sera appliquée l’année prochaine, affirment les analystes économiques.
Dans le cadre la réforme fiscale du programme du gouvernement présenté par le Premier ministre Edouard Philippe, la taxation sur l’épargne sera révisée à la hausse. Le taux d’imposition des revenus de l’épargne pourra atteindre 60% en 2018. Ce sera un record.
L’augmentation de la Contribution Sociale Généralisée ou CSG figure parmi les mesures phares d’Emmanuel Macron. Elle fut confirmée devant les députés par le Premier ministre.

Le timing des réformes fiscales est remis en cause

Le rapport de la Cour des Comptes concernant l’exercice budgétaire du précédent régime a été accablant. Le déficit budgétaire est énorme. C’est un héritage empoisonné qui remet en cause le calendrier des réformes fiscales décidées par Emmanuel Macron.
L’application de la taxe à taux unique de 30%, autre grande réforme de la taxation sur l’épargne, pourrait être reportée en 2019 à cause justement des contraintes budgétaires. Le Premier ministre s’est fixé comme objectif 3% de déficit budgétaire en 2018. Cela exige des coupes sombres dans le budget donc beaucoup d’austérité.

La taxation sur l’épargne pénalise les épargnants

Pour alléger la fiscalité de l’épargne, le Président de la république a décidé d’introduire une taxation à taux unique de 30%. Elle concerne les revenus liés à l’immobilier comme les intérêts, les dividendes et les plus valus. Cette mesure est saluée par les investisseurs immobiliers qui ont d’importants revenus. Le régime fiscal actuel leur est défavorable. Il les expose à une imposition pouvant aller à 58,21%.
Il faut s’attendre à la remontée des taux des prélèvements sociaux. Ils passeront de 15,5% à 17,2% l’année prochaine. Cette hausse de la taxation sur l’épargne est inéluctable. Mais elle risque de pénaliser la grande majorité des épargnants.